Le meilleur spray hydratant et démêlant

BIS spray hydratant et démêlant

D’aussi loin que je me souvienne, se démêler les cheveux était un véritable calvaire. Petite, on me faisait souvent des jolies tresses. Mais je détestais la séance de coiffure, je ressens encore le peigne passer dans ma touffe de cheveux emmêlés. Je me revois encore en train de courber le dos et esquisser une grimace de douleur. A cette époque, les produits naturels pour cheveux crépus n’étaient pas légion. Je crois bien que la première fois que j’ai découvert la glycérine, j’en ai eu une vive émotion et je pèse mes mots. Cela peut paraître exagéré, mais vraiment, ça a été un énorme soulagement. Je m’étais même faite à l’idée que mes cheveux seraient éternellement emmêlés et secs et que c’était ma nature de cheveux. La séance de démêlage commençait dès que je défaisais mes tresses et après m’être lavée les cheveux et si par malheur je ne les démêlais pas au moment où ils étaient encore humide c’était foutu!

Vous comprenez donc la joie ressentie la première fois que j’ai testé la glycérine. La recette est tellement simple que je regrette vraiment ne pas l’avoir découverte plus tôt.

Sachez que ce spray peut être utilisé quelque soit votre nature de cheveux. J’en fais toujours 100ml que je garde la semaine et oui j’hydrate mes cheveux quotidiennement (qu’ils soient nattés ou pas).

La glycérine est ce qu’on appelle un agent hydratant, d’ailleurs quasi systématiquement dans les cosmétiques, du dentifrice aux soins corporels et capillaires. Elle provient des corps gras et peut donc provenir de graisses animales, c’est pourquoi il faut bien choisir une glycérine végétale. Elle est soluble dans l’eau et a un goût sucré, ce qui la rend intéressante dans les dentifrices d’ailleurs. Elle est humectante, c’est-à-dire qu’elle aide à retenir l’humidité de la peau et des cheveux et c’est particulièrement ce qui nous intéresse.

En revanche, si elle est trop dosée, elle peut faire l’effet inverse et les rendre secs, donc attention à ne pas avoir la main trop lourde. Pour votre spray vous pouvez l’utiliser à hauteur de 10% grand max. Pour ma part 5% suffisent parce que je trouve qu’elle a un effet poisseux au-delà.

La recette pour un spray de 100 ml

  • 95g d’eau
  • 5g de glycérine (un peu moins d’une cuillère à café)

Versez la glycérine dans votre bouteille puis ajoutez l’eau, secouez et voilà. Le mieux est d’utiliser de l’eau de source. Si vous avez peur de ne pas utiliser le flacon entier sous une semaine, le mieux est encore de réaliser que la moitié de la recette. Vous pouvez aussi ajouter un conservateur, le cosgard par exemple. Dans ce cas, il en faudra 0,60g.

Le vaporisateur est indispensable pour une bonne application.

C’est un spray hydratant et démêlant, bah oui parce que vos cheveux hydratés vous verrez à quel point il est facile de les démêler.

Bien entendu vous pouvez l’utiliser sur les cheveux des enfants, c’est d’ailleurs ce que j’utilise pour démêler les cheveux de ma fille, bon au passage je précise quand même qu’elle a horreur que je lui touche les cheveux. Les séances de démêlage s’apparente plus  à une course poursuite. Ahlala cette petite ne mesure pas sa chance.

Si vous aussi vous réalisez ce spray, n’hésitez pas à la partager sur les réseaux sociaux avec le #mademoisellecosmethique!

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Un masque illuminateur à l’argile

Ce que j’aime avec les argiles, c’est leur facilité d’utilisation et leur polyvalence en plus de leurs propriétés purifiantes, reminéralisantes et adoucissantes. Elles sont parfaites pour des gens pressés qui n’aiment pas prendre trop de temps à fabriquer et surtout à faire des calculs pour les dosages.

Ces derniers temps je n’ai pas eu beaucoup de temps pour fabriquer quoique ce soit. Il me faudrait des journées de 30h pour au moins arriver à bout de tout ce que j’ai accumulé comme retard. 24h et l’on doit tout caser dans ce temps. C’est bien à cela que ça sert de mettre des priorités et puis au final si l’on regarde bien il y a des choses qui peuvent bien attendre encore quelques jours voire semaines…

Me voilà donc avec un teint terne et fatigué au retour des vacances (qui n’en étaient pas vraiment hein) de décembre.

Rien ne m’a fait plus plaisir que de retomber sur un fond d’argile violette qui me restait dans un placard. Ni une, ni deux, j’en ai fait un masque avec de la glycérine et de l’hydrolat de lavande. Pour complexifier un peu la chose, j’ai ajouté un peu de poudre d’orange (ma nouvelle obsession que je mets partout). L’hydrolat de lavande aurait pu être remplacé par de l’eau mais il m’en restait un fond à finir. Appliqué après démaquillage pendant 5 minutes (j’ai rincé sous la douche), ce masque a redonné un coup de peps à mon teint. Tellement contente que je suis restée quelques minutes à m’observer et sourire béatement (il en faut pas plus pour me rendre heureuse).

La texture est vraiment douce et crémeuse, facile à appliquer et sent bon la lavande et la poudre d’orange. Oh et cette senteur exquise (même pas fait exprès). La recette est si ridiculement simple que je me demandais si ça valait la peine d’en faire un article.

Pour les proportions argile/poudre d’orange/hydrolat, faites un peu comme vous le voulez, l’essentiel est d’avoir une consistance de pâte. Le mien je l’ai fait au pif, c’est ce qu’il me plaît avec l’argile.

La glycérine est optionnelle mais j’aime bien en mettre dans mes masques car je trouve qu’elle apporte encore plus de douceur et d’hydration. Si vous décidez d’en ajouter, ne dépassez pas 10% du poids final du masque

Comme, il n’y a pas de conservateur, il faudra le conserver au frais et rapidement (je les garde 4-5 jours au frigo sans problème). Attention à n’en pas faire en trop grande quantité, on a vite la main lourde 🙂 Pour remplir 1/3 de mon pot de 100g j’ai mis à peu près 2 cuillères à soupe d’argile et 1 cuillère à soupe de poudre d’orange.

Si vous voulez en savoir plus sur les argiles, je vous renvoie à l’article que j’avais écrit à ce sujet: ici.

Une routine visage du soir minimaliste

 

DSC_0020Chaque semaine j’anime des ateliers de fabrication de cosmétiques naturelles. Et peu importe le thème abordé, on finit toujours par me demander quelle routine visage ou cheveux je conseille quand on veut prendre soin de sa peau grasse, mixte ou sèche. Idem pour les cheveux.

Du coup, je me suis dit que ce serait bien d’écrire un article où je résumerai tout cela. Dans mon utilisation de produits au quotidien, je suis plutôt très minimaliste, je n’aime pas trop avoir beaucoup de produits à la fois. Je mise surtout sur la polyvalence de mes huiles, argiles etc. J’ai aussi une grande préférence pour les produits bruts et très peu transformés. Et qui dit produits bruts, dit aussi packaging peu attractifs (voir inexistant), et des senteurs très très brutes. Vous voilà prévenues ^^

Pour la petite histoire

Durant mon adolescence j’ai eu de l’acné au visage. Pas une acné sévère au point de prendre divers traitements mais un visage qui avait constamment des boutons. Cela me complexait énormément, je rêvais d’avoir une peau nette, lisse avec un grain de peau fin et un teint uniforme. J’avais la peau terriblement grasse. Vous n’imaginez pas ma joie lorsque j’ai découvert l’univers des fonds de teint matifiant bourrés de silicone… Un plaisir d’avoir une peau matte mais une vraie horreur sur le long terme. J’ai eu recours à beaucoup de produits vendus en pharmacie et parapharmacie (en qui je plaçais toute ma confiance). Quelle déception! Les premiers jours la peau était super et puis après elle redevenait pire qu’avant. Ensuite, je suis tombée dans les produits naturels, qui me correspondait plus d’un point de vue éthique (ado, cela me passait complètement au-dessus de la tête). Mais ce n’était pas la panacée non plus car il me manquait une chose, c’était de savoir exactement comment les utiliser. Un produit naturel, même bio, s’il ne convient pas à votre peau, vous décevra tout autant que les produits conventionnels. Je vous passe le pourquoi du comment j’en suis arrivée à ne choisir que ces éléments qui constituent ma routine. Il m’arrive bien évidemment de changer de produits, d’utiliser des produits finis, mais j’en reviens toujours à cette routine. Elle peut être adoptée par tous les types de peaux mais les ingrédients sont à adapter. 

La routine que je vais vous présenter est simple et efficace. Je n’utilise que de l’argile, de l’huile végétale, des hydrolats, un nettoyant visage sans savon et crème visage (fabrications perso que je propose en atelier d’ailleurs), un savon saponifié à froid, du liniment.

Phase démaquillage

Etape très importante à ne pas négliger. J’utilise soit du liniment (voir la recette ici) soit de l’huile végétale (voir cet article sur le choix de l’huile en fonction de votre type de peau)

Phase nettoyage

J’utilise en alternance soit de l’argile blanche, soit mon nettoyant visage sans savon soit un savon saponifié à froid (attention au choix de votre savon, ils ne se valent pas tous malheureusement).

Puis j’enchaîne avec un hydrolat en pulvérisation directe sur le visage (le top du top) ou tout simplement sur un disque de coton. Cette étape est importante car elle permet de rééquilibrer le pH de la peau car le savon est basique.

Pour le choix de l’hydrolat vous pouvez par exemple utiliser

  • Peaux grasses et mixtes: bambou, menthe poivrée…
  • Peaux sèches : lavande, rose, camomille…

Phase hydratation

J’utilise soit de la crème hydratante (faites attention à la compo pour ne pas que ce soit contreproductif) soit une huile végétale (voir cet article sur les huiles végétales). Les peaux sèches peuvent même mettre les deux c’est-à-dire d’abord la crème hydratante et ensuite une huile végétale.

Cette routine est vraiment simple et très efficace! Aujourd’hui, ma peau ne brille plus comme auparavant. Mon grain de peau n’a pas changé, c’est impossible d’ailleurs. Je porte de moins en moins de maquillage d’ailleurs, mais faut pas déconner non plus, je mets toujours un peu de poudre pour unifier le teint et donner bonne mine. Les tâches d’acné disparaissent et ça grâce à mon sérum superpuissant (je vous donnerai la recette)

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Accoucher en plateau technique

Quand j’ai créé ce blog, je n’avais aucune intention d’aborder un sujet autre que les cosmétiques, encore moins sur la maternité. Les choses ont changé, me voilà maman et autour de moi les sujets les plus courants sont désormais la maternité et les bébés. Rien d’étonnant à cela vu que mes amies sont quasiment toute dans la trentaine et s’apprêtent à prendre un virage important de leur vie: devenir maman. 

A travers cette série d’articles, je souhaite rapporter des récits positifs sur l’accouchement. Je vais donc adopter un ton un peu plus intime et vous raconter cette fabuleuse aventure que j’ai vécu: l’accouchement en plateau technique. Je trouve que le nom ne reflète pas très bien le concept, on s’attend tout de suite au récit d’un accouchement ultra technique. Il n’en est rien. Enfin pas tout à fait. 

La première idée qui a traversé mon esprit lorsque j’ai appris que j’étais enceinte fut : non je ne veux pas accoucher! Je ne peux pas accoucher. Je ne pourrai jamais faire sortir un bébé, c’est impossible! J’ai trop peur! S’en est suivi une boule au ventre pendant quelques heures. Surtout qu’un mois avant, j’avais vu passer une vidéo sur Facebook qui parlait d’épisiotomies systématiques et de brutalités faites aux femmes pendant leur accouchement. Cette vidéo m’avait profondément marquée car des femmes parlaient d’accouchements volés.

Bref, tout ça pour vous dire que j’étais très stressée à l’idée d’accoucher. J’ai donc fait des recherches sur le net pour trouver une méthode d’accouchement qui me conviendrait, j’avais vaguement entendu parler à l’époque de maison de naissance en Allemagne et me suis mise à en chercher en France. Ce genre de structure n’existe pas ici mais l’équivalent en serait le fameux plateau technique. 

Le plateau technique est en fait, une salle d’accouchement physiologique que met à disposition une maternité pour qu’une femme puisse y accoucher en compagnie de la sage-femme qui l’avait suivi pendant sa grossesse. Hourra! J’avais trouvé ce qu’il me fallait! Bizarrement, cela me rassurait de savoir que je pourrai accoucher avec la sage-femme qui suivrait ma grossesse et non une inconnue. Cela a été un énorme soulagement parce que je me disais que cette sage-femme pourrait donc écouter mon projet d’accouchement.  Aussi étonnant que cela puisse paraître, je ne voulais absolument pas de péridurale. Pas à cause de la grande aiguille dont on parle tant, mais je ne voulais tout simplement pas de péridurale. J’étais plus rassurée à l’idée d’accoucher de manière physiologique mais aussi d’être dans un hôpital car quoique l’on puisse entendre ou lire sur le net. Accoucher à la maison, peut-être mortel. 

J’ai pu rapidement prendre rdv avec le cabinet de sage-femme d’Annecy qui propose le plateau technique. J’ai trouvé la perle rare, des femmes à mon écoute, rassurantes même vis-à-vis de la péridurale, de la césarienne ou encore de l’épisiotomie. Les cours de préparation à l’accouchement nous ont permis (à mon mari ainsi qu’à moi-même) de comprendre tout le déroulement d’un accouchement physiologique. 

Venons-en au jour J, une fois la phase de prétravail commencée, mon mari a appelé ma sage-femme qui est venue à la maison pour constater l’avancement et “monitorer” (prendre les pulsations du coeur du bébé) et ainsi contrôler que tout allait bien. Les contractions s’étant assez espacées, elle est repartie. J’ai donc pu faire toute la phase de pré-travail à la maison. Lorsque la phase de travail a commencé mon mari a de nouveau appelé ma sage-femme qui est venue une fois de plus monitorer le coeur du bébé et contrôler tout le reste, puis a donné le top départ vers la maternité. Nous sommes donc partis tous les 3 à la maternité. J’ai découvert la salle d’accouchement le jour même, mais je vous conseille d’y aller avant si vous en avez la possibilité. La salle était plutôt bien conçue, selon mes souvenirs ^^. Un grand lit rond et une grande baignoire occupaient la pièce, on n’avait pas trop l’impression d’être dans une salle d’hôpital, c’est d’ailleurs le but recherché. Je n’ai pas utilisé la baignoire, pas vraiment le temps à vrai dire parce que deux heures après notre arrivée, ma fille était née. Je garde de cet accouchement un souvenir précieux. Je me souviens avoir rencontré des mamans qui avaient accouché en plateau technique et qui me disaient qu’elles avaient adoré accoucher. Bizarre me direz-vous, car cela contraste tellement avec tous ces témoignages flippants que l’on entend souvent. Aujourd’hui, je comprends ce qu’elles ont vécu et à mon tour je peux dire que c’est une belle aventure. 

J’ai bipassé pas mal de détails car je ne voulais pas non plus vous en écrire des tartines. Mais je compte bien vous écrire d’autres articles sur la preparation d’un accouchement physiologique. Comment sécréter les bonnes hormones. Nous avions assisté, mon mari et moi, à une conférence animée par une sage-femme, sur les accouchements physiologiques deux semaines avant que j’accouche. Cela nous a énormément aidé.

J’espère avoir pu vous donner là un récit positif sur l’accouchement. 

Atelier fabrication cire d’abeille

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Dimanche dernier, j’ai été invitée à animer des ateliers cosmétiques pour un évènement local: la fonte de la cire d’abeille organisé par l’association le Rucher du Haras. C’est donc dans ce cadre bucolique en centre-ville d’Annecy que j’ai proposé des ateliers de fabrication de sticks et baumes à lèvres. Et les ateliers ont eu beaucoup de succès ^^. Toutes les activités proposées avaient pour thème les différentes utilisations de la cire d’abeille et du miel. Petits et grands ont donc pu fabriquer des bougies, goûter au miel très très local et surtout assister à la fonte de la cire.

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Cette dernière activité, qui disons-le, n’a rien de vraiment extraordinaire,  m’a pourtant fascinée. Enfin, surtout les explications qui étaient données. J’utilise beaucoup la cire d’abeille, pour les baumes, les rouges à lèvres, même dans les crèmes et je ne m’étais encore jamais vraiment penchée sur son processus de fabrication.

Je n’ai pu écouter qu’une partie des explications car j’avais une file de curieux qui m’attendaient pour fabriquer leur fameux stick à lèvres. Mais j’ai quand même eu droit à de rapides informations.

Depuis hier, je porte un regard différent sur ma cire et prends vraiment conscience d’avoir un produit exceptionnel entre les mains.

Qu’est ce que la cire d’abeille?

La cire d’abeille (cera alba) est en fait une excrétion des abeilles ouvrières. Elle sert à construire les rayons de la ruche (l’ensemble de ces fameuses constructions hexagonales) qui servent au stockage du miel, pollen et oeufs. On retrouve également une pellicule de cire qui referme les alvéoles pleines de miel.

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Cette dernière cire est réputée pour être plus belle que la cire qui constitue les cadres.

La couleur de la cire des cadres évolue dans le temps. Au début blanche, elle devient presque noire avec les substances (propolis entre autres) déposées sur les parois des alvéoles. Mais les cadres noirs sont plus sujets au développement d’agents pathogènes et sont donc retirés de la ruche et sont fondus et remplacés par de nouveaux cadres avec de  nouvelles cires gaufrées.

Il existe 2 méthodes pour faire fondre la vieille cire d’abeille, le cerificateur solaire ou la chaudière à vapeur. C’est cette dernière méthode qui nous a été montré dimanche. La cire est tout simplement mise à fondre dans la chaudière et l’on récupère la cire fondue en pain.

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La cire du commerce est présentée sous forme de feuilles. C’est tout simplement le processus de laminage qui permet cela.

Saviez-vous que pour fabriquer 1kg de cire, les abeilles doivent consommer 10kg de miel?

Autant vous dire que je porte un regard vraiment différent sur la cire d’abeille et prends encore plus conscience d’avoir un produit exceptionnel. Et cela d’autant plus que la population des abeilles est fortement menacée.